La Mini en Mai

 

Une année de navigation intense apporte inévitablement son lot d'instants hors du temps mais aussi de moments difficiles et de doutes.

Découvrez ici mes aventures salées. Pour les plus novices (ou les plus curieux) vous trouverez un lexique. La logique voudrait de commencer par « Mon projet Mini » mais un peu de folie est toujours envisageable ;)

 

La Mini en Mai

1 mai 2018
Image La Mini en Mai

Soucieux de ne pas vous perdre d’entrée de jeu je ne vous ai pas encore parlé des conditions de qualification à la Mini-Transat. Il est désormais grand temps de prendre le sujet à bras le corps, alors accrochez-vous !!

Pour être inscrit il faut cumuler 1500 miles en course + un parcours hors cours de 1000 Miles (que l’on appellera désormais la Qualif). Pour cumuler de l’expérience (et des miles aussi du coup) j’ai décidé de participer à la course appelée SAS (pour les Sables-les Açores-les Sables), bam 2600 Miles d’un coup, ça ne se refuse pas (et ça permet de passer outre la redoutée liste d’attente de la Mini-Transat). Et c’est là que ça se corse, pour faire la SAS je dois cumuler 800 milles en course + la Qualif, tout ça d’ici juillet 2018. La Pornichet Select m’a permis d’engranger 300 Miles et la Mini en Mai en fait 500 donc, il me suffit de boucler la Mini en Mai pour voir mes 800 miles salvateurs validés !

Bref, un seul objectif au départ : terminer la course !!

Et bien, tant mieux, car après un départ catastrophique durant lequel j’ai notamment gréé mon Spi sur la mauvaise amure (comprendra qui pourra, faut bien laisser une part de mystère) je suis littéralement dernier. Dernier certes mais au contact avec Rastarocket. Scène dorénavant devenu mythique au cours de laquelle on voit toute la flotte partir sous Spi alors que l’on est littéralement collés à la piste. Mais heureusement nous arrivons à recoller la queue de la flotte et lorsque la nuit tombe nous sommes de nouveau entourés de nos semblables. La course précédente m’ayant valu quelques belles frayeurs en termes de navigation, avec notamment la confusion d’un phare avec un autre, j’ai cette fois-ci réalisé un gros travail de préparation et je pars nettement plus sereinement. C’est donc avec plaisir que j’assiste au coucher du soleil et que je me prépare pour la première nuit de mer.

Cinq jours et cinq nuits de mer ça ne se résume pas comme ça et n’ayant pas tenu de journal de bord je ne m’essayerai pas à cet exercice délicat. Quand j’y repense je vois de belles nuits de pleine lune, des petits matins au milieu des bateaux de pêche, des moments de panique au Raz de Sein (passage sujet aux courants les plus violents d’Europe). Une mention spéciale pour cet orage, mal négocié, qui s’est abattu sur la flotte. Je pense avoir vécu là un moment fort de ma vie d’Homme et de marin avec Thibaut, son petit bateau semblait seul au milieu des éléments lorsqu’un éclair illuminait le ciel. Scène de détresse pour ces deux marins du dimanche qui essayent, tant bien que mal, de s’aguerrir.

Toujours est-il que ces jours, hors du temps, auront été ma première véritable expérience du large. Pas tellement en termes de distance à la côte mais plutôt en termes de durée de navigation, de vie à bord et d’isolement.

En effet, c’est la première fois que j’ai commencé à confondre les jours, c’est la première fois que j’ai subi une hallucination avec mon NKE qui me soutenait mordicus que ma consigne nous envoyaient sur les rochers. Cinq jours, ce sont de petites vacances que l’on passe seul sur son bateau, on apprend à se connaître, on commence à appréhender notre manière de gérer les situations imprévues et surtout on apprend ce que ça veut dire de se retrouver seul avec ses galères qu’elles soient d’ordre matériel, météorologique, technique ou mentale. Et je dois avouer que j’ai adoré ça !!

Au moment de mettre pied sur le ponton je suis fier d’être arrivé, d’avoir bouclé la course pour valider mes 800 M. et je me réjouis d’aller faire la fête avec les autres … c’était sans compter le fait que je me suis littéralement effondré de fatigue en me changeant.

Maintenant cap sur la Qualif, dernier pré-requis nécessaire pour m’aligner au départ de la SAS.

  • Coucher de soleil sur le phare des Birivdeaux
  • Mon plus bel arc-en-ciel !
  • Séance pétole
  • Un Belge qui tente de prendre mon aspiration
 

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