Préparation au solo

 

Une année de navigation intense apporte inévitablement son lot d'instants hors du temps mais aussi de moments difficiles et de doutes.

Découvrez ici mes aventures salées. Pour les plus novices (ou les plus curieux) vous trouverez un lexique. La logique voudrait de commencer par « Mon projet Mini » mais un peu de folie est toujours envisageable ;)

 

Préparation au solo

15 avril 2018
Image Préparation au solo

Faire de la voile, ça je savais déjà plus ou moins le faire. Faire de la voile en solo, durant plusieurs jours d’affilé, sur des petites bêtes de courses dans des recoins aussi hostiles que la Bretagne, ça je savais nettement moins en revanche, pour ne pas dire pas du tout ! Avant ma première course en solitaire et fort de l’expérience de ma première course en double, j’ai donc prévu plusieurs journées de navigation à Lorient afin de me familiariser avec ma monture et avoir un peu moins l’impression de subir les situations.

Trois jours de formation en compagnie d’Estelle, une ancienne concurrente de la Mini, m’ont permis d’apprendre les fondamentaux de la manipulation de mon Mini en solo. Difficile de se sentir prêt pour une première navigation en solitaire, surtout pour moi qui aime avoir tout sous contrôle et des plans B partout. Mais après une première tentative avortée en raison d’un vent trop violent je décide de me lancer une matinée d’avril.

En arrivant sur le ponton j’hésite … cette fois-ci il n’y a pas assez de vent à mon goût ! Après un long débat avec moi-même (à base de oui, non, oui, non) j’y vais quand même suspectant ce manque de vent de n’être qu’une pâle mauvaise excuse.

Les détails de la navigation en question seraient sûrement peu intéressants pour vous et passablement gênants pour moi mais l’essentiel est que : Je l’ai fait !!! Je rentre à Lorient un bout de ma fourchette cassée à la main (partie particulièrement sensible d’un Mini ne servant pas à se nourrir) mais le sentiment d’avoir fait un beau pas vers mon objectif suivant : participer à ma première course en solitaire !!

Toutefois, une sortie à la journée n’est pas comparable à plusieurs jours en mer non-stop. Raison pour laquelle nous décidons avec deux compères ministes de faire une sortie ensemble, à comprendre chacun seul sur son bateau mais simultanément (exercice que nous affectionnons tout particulièrement, c’est à se demander pour quelle raison on remue ciel et mer pour faire du solo). Cette sortie a pour but de détecter les éventuels dysfonctionnements sur le bateau, de passer notre première nuit en mer en solitaire et d’aborder le gros dossier qui nous effraie tous un peu : la gestion du sommeil.

Sans rentrer dans les détails de la navigation en tant que telle, un événement lors de cette sortie m’a marqué. Au cours d’une sieste j’entends un ronronnement typique d’un moteur, je sors et je me retrouve nez-à-nez avec un chalutier. Je décide rapidement de changer de direction et … il fait de même. On est en route de collision et je ne sais plus vraiment quoi faire alors foutu pour foutu je crie de toutes mes forces et fais de grands signes. Il finit par changer brutalement de direction et je reste là choqué, sans voix, assis dans mon cockpit. Je ne saurai jamais s’il m’a vu au dernier moment ou s’il avait la ferme envie de me faire une belle frayeur mais dans tous les cas je sais que mes cris n’ont servi à rien et que je l’ai échappé belle !

Globalement une belle sortie, riche en premières fois au cours de laquelle nous avons navigué dans différentes conditions. Je me suis également rendu compte de mes lacunes en termes de navigation, en gros j’ai de la peine à savoir où je suis rapidement sans les moyens traditionnels de navigation (qui sont soit interdits en Mini soit trop compliqués à manier dans un si petit espace sans table à cartes).

Enfin bref au terme de mes premières expériences en solitaire je me rends compte du plaisir que le fait de naviguer seul peut engendrer, du bonheur simple qu’est la contemplation d’un coucher de soleil au son d’une belle musique. Il m’est aussi apparu qu’avec mes connaissances et mon expérience je suis à la limite de l’exercice et que je suis, par conséquent, assez souvent « sur la corde raide ».

Mais un jour où l’autre il s’agit de se lancer alors après avoir participé à un stage de survie en milieu maritime au cours duquel on apprend notamment à utiliser nos fusées de détresse, combinaison de survie et autres radeaux de survie me voilà disposé à larguer les amarres pour ma première course en solitaire : la Pornichet Select !

  • Stage de survie - Utilisation des fusées de détresses
  • Stage de survie - Utilisation du radeau
 

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